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Geneviève Ponsonnet est professeure de physique-chimie au lycée Blaise Pascal (Orsay) et utilise les QCM PRONOTE depuis 7 ans dans ses classes inversées. Elle partage avec nous sa pédagogie et ses astuces.

Combien de QCM avez-vous créés ?

GP : Environ 200 ! C'est beaucoup de travail mais j'ai construit cette bibliothèque au cours des années. Comme on peut récupérer les QCM d'une année sur l'autre, il s'agit désormais surtout de les actualiser.

Quels types de questions utilisez-vous ?

GP : J'utilise principalement les questions à choix multiple (plusieurs bonnes réponses), des réponses à saisir (numériques ou textuelles) et des associations (notamment pour légender des images). J'utilise aussi parfois les textes à trous.

Combien de questions compte en général un QCM ?

GP : Cela dépend de l'objectif. S'il s'agit d'un QCM d'auto-évaluation (proposé à la fin de chaque leçon), c'est environ 10 questions. S'il s'agit d'un QCM pour réviser, entre 25 et 75 questions, en fonction du nombre de leçons concernées. Et enfin s'il s'agit d'un devoir noté, c'est toujours 10 questions tirées aléatoirement sur le corpus de révision.

De quelle manière proposez-vous les QCM à vos élèves ?

GP : Je les propose de différentes manières selon l'objectif mais je suis toujours le même « enchaînement » :

1. À la fin d'une leçon, je propose un QCM comme travail à faire dans le cahier de textes. Avant le cours suivant, je peux vérifier que les élèves ont fait le travail et analyser rapidement leurs réponses grâce aux couleurs (vert pour les bonnes réponses, orange pour les réponses partiellement correctes et rouge pour les réponses fausses).


2. Une fois qu'un thème a été traité, je crée un nouveau QCM dans lequel j'importe toutes les questions des QCM concernés puis j'associe ce « maxi » QCM au cahier de textes comme contenu (pour réviser). Les élèves peuvent alors le faire autant de fois qu'ils le veulent et je n'ai pas les résultats. Cela leur permet d'apprendre le cours et de vérifier qu'ils ont compris, sans le stress de la note.


3. Enfin, je duplique le « maxi » QCM pour le proposer cette fois comme devoir. Ce qui change, ce sont les modalités d'exécution : une note qui comptera dans la moyenne, un créneau horaire défini et un tirage aléatoire (différent pour chaque élève). Parfois j'enlève quelques questions, notamment celles qui demandent plus de temps que les autres. Les élèves font le QCM en classe par demi-groupe dans une salle équipée.

En bref, vous utilisez trois fois les mêmes QCM mais de manière différente ?

GP : C'est ça ! Une fois pour vérifier qu'on a compris (QCM diagnostique). Une fois pour réviser (QCM formatif). Une fois pour évaluer (QCM sommatif).

Comment ces QCM sont-ils perçus par les élèves ?

GP : Le retour est très positif. En plus de la dimension ludique du QCM, ce qui leur plaît est de passer une évaluation où il n'y a pas de piège : toutes les questions viennent d'un corpus sur lequel ils peuvent s'entraîner autant qu'ils le souhaitent. D'ailleurs, la moyenne des notes au QCM est très bonne.

Avez-vous des conseils pour exploiter au mieux les QCM dans PRONOTE ?

GP : Oui, je conseille de saisir systématiquement des commentaires, pour les bonnes et les mauvaises réponses. La rétroaction (feedback) est très importante pour que l'élève comprenne ses erreurs et progresse.



Je conseille aussi d'adopter un système de nommage et de le respecter rigoureusement afin de s'y retrouver dans la longue liste des QCM.